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Découvertes - La Gaspésie - Épisode 4

Dernière mise à jour : 10 sept. 2023

Étant donné que j’aime bien prendre une consommation le soir, je m’organise toujours pour pouvoir souper à l’endroit où je vais dormir, ou tout près, afin de ne pas rouler avec un petit verre dans le nez. Hier, j’ai dormi à l’Auberge du marchand et ils ont un resto. Alors, pourquoi pas dîner là. Je m’attendais à une cuisine simple... et même... drabe (le correcteur a inscrit crabe, ensuite d’Arabe, pas facile la vie d’écrivaine). Eh bien, ils m’ont surprise. Ils ont la chance d’avoir un chef talentueux et passionné, Mathieu Kelly. Un chef plein d’audace dont les œuvres ont ravi mes papilles.


Au petit matin, un bon café et je pars à l’aventure. Premier arrêt, le parc de la Pointe Verte, rue des Tournepierres, tout près du casse-croûte Mam’zelle Maria. Ce parc est une zone protégé et un endroit privilégié pour observer la faune et la flore. C’est vraiment un bel endroit. Je m’étais promis d’avaler plus de km aujourd’hui mais...nje prend le temps de m’imprégner de la quiétude du lieu avant de repartir.



À Gesgapegiag - Anse Ste-Hélène, j’admire les tipis. Ils me rappellent que ce lieu est occupé depuis bien longtemps par les micmacs.


À New Richmond, arrêt obligatoire à la halte routière. La vue est magnifique.


À la claire fontaine ♫ J’arrive à Bonaventure et... ça sent la mer. Cette odeur de vacances de mon enfance. J’inspire à plein poumon et les souvenirs refont surface. La petite roulotte que je partageais avec mes parents et mes trois sœurs, le hibachi (火鉢, « bol à feu » en japonais) au charbon, les découvertes sur la plage...


Il y a longtemps que je t'aime, Jamais je ne t'oublierai.♫



Caplan



Un magnifique héron m'accueille à la halte routière de Bonaventure


Une pancarte attire mon attention, « Rapide Le Malin »…allons voir. Ce rapide de la rivière Bonaventure est... tout petit. Mais cet endroit est bien plus que ça. Sa plage de galet et son eau limpide me rappellent les rivières dont l’eau provient des glaciers des alpes juliennes... et elle est aussi glacée.


À Pasbébiac, j’ai mon Coup de cœur de la journée. La municipalité a parsemé ses rues de bicyclettes de toutes les couleurs, ornées de fleurs et de paniers emplis de ballons et de pelles de plages, quelle belle idée.


J’admire en passant le quai de pierre de Shigawake.


À Port-Daniel, l’hôtel de ville m’arrache un regard émerveillé. La maison LeGrand, une belle centenaire, est un bijou avec son architecture Second Empire.



Plage de Newport


Les chèvres dansantes Une légende raconte qu’un berger a découvert les propriétés magiques du café lorsqu’il vit ses chèvres fatiguées se mettre à danser après avoir mangé des baies sauvages. À Grande Rivière, je rencontre un passionné, Mathieu. Celui-ci est un globe-trotteur avéré qui a un certain faible, si ce n’est un faible certain, pour le Robusta. Il a commencé par torréfier son café qu’il vend dans les zinternets et… il vient de sauter le pas et a maintenant pignon sur rue à Grande Rivière, Les chèvres dansantes. Son cappuccino est à se rouler par terre. Et, pendant la dégustation de son divin breuvage, n’hésitez pas à aborder n’importe quel sujet avec lui. Nous avons parlé spiritualité, neurosciences, psychologie, voyages…. Peut-être comprenez-vous maintenant pourquoi j’avance à pas de limace dans mon tour de la Gaspésie.


La perle de la Gaspésie Depuis Cap d’Espoir je surveille chaque tournant, chaque côte, avec... espoir. On m’avait avertie que je serais surprise lorsque enfin je le verrais apparaître devant moi. Et bien, je l’ai réellement été. Pourtant, je me préparais depuis trois jours à cette révélation. C’est au haut de la bien nommée côte Surprise qu’il est tout à coup apparu.

« C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »

Juste pour cette vision, ça valait la peine d’entreprendre ce voyage. Le Rocher Percé est enfin devant mes yeux.


Qui aurait cru qu’un trou puisse attirer autant. Un Rider avait remarqué que mes textes flirtaient quelque peu avec l’érotisme. J’aimerais vous faire remarquer que ce sont des hommes, pas moi, qui ont construit le plus haut phare de la Gaspésie (Cap-aux-Rosiers) pas très loin de ce trou. La hauteur n’est pas importante, sauf que...

Je repars et passe bien vite à travers Percé. J’ai l’impression de me retrouver sur le Old Orchard Pier avec tous ces touristes, leur t-shirts promotionnels, et les boutiques omniprésentes.

Je continue donc vers Gaspé, par un vent à écorner les bœufs, où je vais passer la nuit. En passant, j’arrête à St-Georges de Malbaie d’où on voit le trou... de dos et la Tête d’indien.

" La légende raconte que des hommes blancs venus d’Europe sur un grand voilier ont un jour jeté l’ancre dans une anse située non loin. Alors qu’ils allaient sur le rivage, pour s’approvisionner en eau douce et en fruits sauvages, ils aperçurent une jeune princesse indienne dans la forêt. Les hommes venus d’ailleurs la capturèrent et l’emmenèrent dans leur lointain pays. Ce triste visage, dont le regard est rivé à la falaise, est celui de son amoureux qui attend inlassablement son retour, résolu dans son chagrin à tourner le dos à la mer tant que celle-ci ne lui ramènera pas sa bien-aimée."



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