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La Beauce - Entre toi pis moi pis la boîte à bois

Dernière mise à jour : 22 juil. 2022

Ce matin, le ciel est gris mais la température est fort acceptable. Alors…une courte randonnée d’une journée pour profiter du plaisir toujours renouvelé d’enfourcher Juliette et de partir à l’aventure.


La Beauce, une région sans frontières précises mais que tout le monde connaît. Elle englobe la vallée de la rivière Chaudière, du lac Mégantic, jusqu’au fleuve St-Laurent. La Chaudière, d’une longueur de 85 km, a créé au fil de milliers d'années une vallée qui confère à la Beauce un cachet bien spécial et j’aurai le plaisir de la côtoyer pendant toute la journée.

Bienvenue dans le territoire des “Jarrets noirs”. Un surnom accordé depuis longtemps aux gens courageux et entreprenants provenant de la Beauce. Pourquoi “Jarrets noirs”? Si vous aviez marché dans la terre boueuse de cette région au 18e siècle, vous vous seriez enfoncés jusqu’aux genoux vous aussi et vous auriez eu, comme tous les Beaucerons de l’époque, les “Jarrets noirs”.

Je commence par la fin… l’endroit où la rivière se jette dans le fleuve, le Parc des Chutes de la Chaudière. Ce parc urbain est un des attraits les plus agréables de la région. 4,5 km de sentiers aménagés, des chutes hautes de 35 mètres, une passerelle de 113 mètres et une centrale hydroélectrique.



Je serpente sur la 173, en regardant la douce rivière qui coule sur ma droite. Cette même rivière qui fait des siennes à chaque année en inondant les villages qu’elle traverse. Son débit, à Saint-Lambert-de-Lauzon, varie de 11 m3/s à 1760 m3/s. Elle passe donc de la violence d’un tyran à la douceur d’une pucelle en moins de 4 mois.


Attention, les vitesses alternent régulièrement sur la Route de la Beauce, 70 km/h, 50, 70, 50, oups…30. Disons que je dois être attentive afin d’éviter une contravention. Petit arrêt au parc nautique Saputo où le pont de la famille Beshro permet aux piétons et cyclistes, l’été, et aux motoneigistes et quadistes, l’hiver, d’accéder aux deux rives de la rivière Chaudière.


J’arrive au Forgeron d’Or, situé à Ste-Marie. J’ai eu le plaisir de visiter leur boutique dans le quartier du Petit Champlain il y a quelques années. Leurs œuvres uniques m’avaient impressionnée et je me promettait une visite à leur Économusée situé à Ste-Marie. Le moment est enfin arrivé. Cette entreprise familiale, gérée avec amour par Richard, son épouse et ses filles, a su me faire découvrir des aspects de la joaillerie qui m’étaient inconnus. Cire perdue, arbre de coulée, … Ils ont aussi une spécialité, celle de donner un nouveau souffle aux vieux bijoux. Que ce soit en changeant le style, en le fusionnant avec un nouveau ou encore en le faisant fondre pour en fabriquer un tout nouveau avec le même métal et les mêmes pierres. Quelle bonne idée …pour porter près de soi le souvenir d’un être cher.

Ils ont même des bagues fabriquées avec un morceau de météorite…. Pour offrir une parcelle d’étoile filante…


Je continue sur ma route en passant au-dessus de la rivière Calway…de sulfureuse réputation. Les estivants s’y retrouvent pour se baigner près des chutes. II y a deux secteurs, un avec textile et l’autre…sans.


À Notre-Dame des Pins, j’arrête quelques minutes à la très belle halte du Pont Couvert Perreault. Construit en 1928, ce pont est le plus long du genre au Québec, 154 mètres. On ne peut plus l’emprunter, mais il reste néanmoins un témoin du passé.

Il est déjà l’heure de retourner vers ma demeure. Je traverse la rivière afin d’emprunter la route 171 vers Québec.

Un petit détour à St-Victor afin d’admirer le panorama. Je suis en retard pour participer aux festivités Western qui s’y tiennent à chaque année depuis plus de 40 ans, mais…qui sait…l’an prochain peut-être.


À St-Bernard, j’arrête au Houblon des Jarrets Noirs. C’est le rêve d’un jeune couple qui a décidé d’offrir du houblon Québécois à nos microbrasseries, vous savez ces charmants endroits que j’adore visiter. Ils offrent plus de 15 variétés de houblon, de quoi faire le bonheur des dégustateurs.


Dernier arrêt au Parc des Chutes de la Chaudière, mais du côté ouest cette fois. Un tout autre point de vue de cet endroit magnifique, juste avant de quitter la Beauce.


La centrale, construite en 1901, servait à alimenter la rive sud de Québec et elle générait 3 500 kW. Elle a été emportée par une crue exceptionnelle en 1970. Reconstruite en 1988, la centrale actuelle peut générer une puissance de 24 000 kW, ce qui est suffisant pour alimenter environ 5 000 familles. Sa production hydroélectrique est gérée de manière à maintenir l’intérêt visuel des chutes. Un décret gouvernemental garantit un débit « esthétique », de jour, entre le 1er avril et le 31 octobre afin que les chutes préservent leur attrait. Qui a dit qu’on ne pouvait pas marier intérêt pécuniaire et esthétisme.


De retour à la maison…je songe à ma journée tout en préparant mon prochain roadtrip.. en Estrie.

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