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Le temps de la fraie - La Gaspésie - Épisode 6

Dernière mise à jour : 10 sept. 2023

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille 🎶 Ce matin il pleumasse, ma première pluie depuis mon départ. J’avais prévu passer une journée tranquille à l’hôtel, au sec, mais je me sens comme une saumonne dans la période de la fraie. Je ne pense qu’à une chose, remonter le fleuve jusqu’à ma rivière. La journée de mon départ, j’avais acheté un pantalon imperméable mais il me manque des gants et des couvre-bottes. Un petite virée au Wal-Mart et je ressors avec des gants de travail en caoutchouc et deux sacs d’épicerie en plastique.


Je me grée en enfilant les sacs de plastique sur mes pieds et ensuite mes bottes. J’espère que ça va faire l’affaire. C’est ma première fois à la pluie,… ça me stresse un peu… beaucoup. Mon but, Québec ou le plus près possible.

En passant, il y a une centaine de rivières à saumon au Québec, dont 23 en Gaspésie. Nos rivières à saumon sont reconnues pour être les plus belles au monde de par leur accessibilité et la limpidité de leur eau. On est chanceux de vivre dans une si belle province.

Je pars... mais je dois m’arrêter au bout de quelques kilomètres. Je ne vois rien. La pluie obstrue ma visière et j’ai beau passer mon gant à interval régulier, ça n’est pas mieux. C’est alors que je me rappelle un truc de snorkeling. Je retire mon casque, crache sur ma visière et... étend le tout. C’est miraculeux... tout est clair. Si la vie était toujours aussi simple.

Quelques kilomètres et… je ne vois plus les voitures devant et derrière moi. La brume est une vrai purée de pois. J’arrête et j’enfile mes bretelles rose fluo et phosphorescentes. Les conducteurs devraient me voir.

crédit: https://m.media-amazon.com/images/I/41y6pbZ3N8L._AC_.jpg



Quelques kilomètres de plus et la bruine change en trombe. J’ai l’impression de remonter le courant. J’enserre mon engin entre mes cuisses, je me couche sur lui et je plonge dans la tourmente.

À Ste-Flavie, la pluie cesse et... elle est remplacée par le vent. Un vent violent accompagné de rafales. La moto tasse sur le chemin à chaque nouvelle bourrasque... mais je maintiens le cap. Mon initiation aux aléas de la météo sera complète. Ici, il fait plus chaud et ma moto est froide… Alors je répète le truc de la salive sur mes rétroviseurs qui ne cessent de s’embuer. Youppi, ça fonctionne.

À Rivière-du-Loup, petit arrêt pour gonfler mes pneus et me changer. Le fameux pantalon que je viens juste d’acheter n’a d’imperméable que le nom. Je change de pantalon, retire mes sacs de plastique aux pieds. Ça a fonctionné... sauf que celui du pied droit avait un petit trou où toute l’eau s’est infiltrée. Malgré le vent impétueux, il fait chaud et beau. Je continue jusqu’à St-Jean Port Joli sur la 132, et de là j’emprunte la 20.

Québec approche,... je frétille. Pour finir ce magnifique voyage en crescendo, je décide de prendre le traversier à Lévis et en profite pour admirer l'hôtel le plus photographié au monde, le Château Frontenac.



Tout n’est pas rose mais le ciel est bleu Je suis de retour chez moi la tête pleine d’images et de souvenirs, mais surtout d’une nouvelle assurance.

Je suis capable C’était la première fois de ma vie que je partais seule à l’aventure et j’étais loin, bien loin, de ma zone de confort. J’ai adoré chacune des étapes, chacun des défis que j’ai relevé.

Voici quelques petites choses que j’ai apprise durant mon voyage Équipement

Je vais acheter des couvre-gants, des couvre-bottes et un nouveau pantalon,... ça vaut la peine J’adore mon manteau. Sa conception est parfaite. J’aime mes valises mais… la housse imperméable est complètement inefficace. Une a déchiré au bout d’une heure et l’autre s’est emplie d’eau. Heureusement, j’avais prévu le coup et mes vêtements étaient dans des sacs en plastique.



Les aléas de la route En 6 jours, j’ai rencontré presque exclusivement des conducteurs courtois. Seulement deux colons dans le lot. Une voiture qui m’a dépassé, à la pluie, sur une ligne jaune, en empiétant dans ma voie, et le leader d’un groupe de moto qui m’a coupé le chemin en sortant d’un stationnement. Heureusement, son groupe était plus courtois que lui. Je considère que les craques dans le revêtement sont bien plus dangereuses pour moi que les conducteurs impolis ou inattentifs.

Les haltes municipales et leurs toilettes.

Nous sommes choyés au Québec. Des haltes accueillantes, des toilettes propres, en quantité... c’est exceptionnel si on se compare aux autres endroits dans le monde.

Le plus beau,… les gens.

Je n’ai rencontré que des gens accueillants, gentils, chaleureux, à la hauteur de la réputation des québécois.

Mamannnn... c’est fini…. mais je recommencerai bientôt.

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