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Mont Washington - Jour 3

C'est encore une journée magnifique qui s'annonce.


Je pars après un petit déjeuner délicieux composé des trésors des producteurs de la région, dont un yogourt si crémeux qu'il vous donne le goût ... d'en recouvrir tout vos aliments préférés.



Je me dirige vers Bath et de là, j'embarque sur la Kancamagus Scenic Byway - vers Lincoln.


À partir d'ici tout change. Une simple frontière entre deux états, le Vermont et le New Hampshire et ... on passe d'un état hyper contrôlant à un état où la liberté prime sur tout. Même leur plaque d'immatriculation le crie haut et fort.



Alors, pour me fondre à travers les locaux, je retire mon casque et roule cheveux au vent. C'est parfait, il n'y a pas de bibittes et il fait chaud, 36°C ou 97 °F comme disent les locaux.


Je me sens rebelle et j'aime ça.




Je roule à travers les Green Mountains, Black Mountains, White Mountains, Blue Mountains, et ça va bien. 🌈



J'ai tellement de plaisir à rouler dans le Vermont et le New Hampshire que j'y resterais bien quelques jours de plus. La qualité des routes, l'absence d'insectes, la possibilité de rouler sans casque... mais c'est sans compter le prix exorbitant de l'hébergement et des restaurants, ainsi que la qualité médiocre de la nourriture.







Mont Washington

J'arrive au Mont Washington qui était le but avoué de mon voyage mais que j'étais loin d'être sûre de pouvoir grimper avec ma belle Juliette. C'est qu'il y vente... beaucoup.


Le sommet du mont Washington a le record du vent le plus rapide enregistré par l'homme. Le 12 avril 1934, le vent a soufflé à 371 km/h. Les vents dépassent 120 km/h, 104 jours par année et la température dépasse rarement 10°C les plus beaux jours d'été.


Il arrive donc régulièrement que les motos ne soient pas autorisées à tenter d'atteindre le sommet.


Je suis chanceuse. Aujourd'hui les vents sont de 'seulement' 100KM/H et on me donne l'autorisation, pour la modique somme de 25$US, de tenter la montée.


La route est à pic, étroite, et nul clôture de sécurité à l'horizon. Ça me permet d'admirer le précipice à ma droite. Je comprend maintenant pourquoi le Mont Washington a plus de morts par mètre vertical que toute autre montagne au monde.


Il y a plusieurs arrêts tout au long de la route. Mes yeux se repaissent du paysage pendant que Juliette reposent ses diverses composantes qui sont mises à mal par cette pénible ascension.


Le mont Washington s'élève à 1917 mètres, alors je monte, je monte. Rendue à 1537 mètres, je dois me rendre à l'évidence, je ne pourrai pas aller plus haut. Le vent est tellement fort qu'il m’est impossible de descendre de Juliette pour prendre quelques photos. Je tend donc mon appareil à un sympathique touriste et je prend la pose tout en tenant fermement ma monture qui a le goût de s'envoler.



Je redescend, légèrement déçue de ne pas avoir atteint le sommet mais, lorsqu'un autre motard me raconte que là-haut la visibilité était de 2 mètres et qu'il a eu la chienne de sa vie, je me dis que je suis sage et que je pourrai m'amuser plus longtemps à moto si je continue à prendre de bonnes décisions.



Retour

Le lendemain, je reviens au Québec à la pluie. Pendant 6 heures il pleut...un peu, beaucoup, à la folie. Il pleut tellement que je marche dans deux piscines. Mes bottes sont parfaitement imperméables, alors l'eau qui entre par le haut de la botte n'a aucun moyen d'en ressortir. Heureusement que j'ai ma veste chauffante qui fonctionne sans arrêt jusqu'à la maison.



Sur le chemin, j'ai la chance de rencontrer plusieurs famille de dindons. Je n'en ai jamais tant vu.


Pour conclure, j'y retournerais n'importe quand mais pas tout de suite, car je repars bientôt et cette fois-ci ce sera pour trois mois de moto au Vietnam. J'ai hâte de découvrir et de vous raconter.

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