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Tequisquiapan - C'est le party

Si ce n’est pas déjà clair, je suis officiellement en amour avec Tequis. C’est pas une simple amourette de vacances, non : c’est une histoire d’amour passionnée.


Dès mon arrivée, le party a commencé. Pendant trois semaines, la ville a vécu la Fête des arts, du fromage et du vin.


Autrement dit : on a transformé Tequis en un gigantesque buffet gratuit où l’art, le fromage et le vin se livraient bataille. Des kiosques de dégustation à tous les coins de rue, des spectacles tous les soirs sur quatre scènes différentes, et la ville décorée comme si elle avait gagné à la loterie. Plus de 300 000 visiteurs sont venus se faire choyer… et toute la population avait le cœur en fête.


Et tant qu'à aller voir le spectacle, j'en ai profité pour déguster les produits du terroirs et admirer les Adelitas (les cavalières portent ce nom en hommage à une femme soldat de la Révolution mexicaine) et les caballeros.



À peine le 50e festival terminé, on a retiré les guirlandes rouge et blanche (vin et fromage) et on a sorti les maillots verts. Changement de décor, nouveau prétexte : le Mundial.


Ici, le fútbol (ou soccer pour les canadiens), ce n’est pas un sport, c’est une religion. Une religion avec des prêtres en crampons, des messes collectives devant la télé et des prières et invectives adressées aux arbitres. Vous pensez que les fans du Canadien sont intenses ? Laissez-moi rire. À Tequis, on respire fútbol, on mange fútbol, on dort fútbol. Même le chien du voisin porte un maillot du Tri ( le surnom de l'équipe mexicaine, une abréviation d'"El Tricolor", en référence aux trois couleurs du drapeau mexicain).



La municipalité a poussé le délire jusqu’à installer un écran géant dans un parc du centro. Résultat : tout le monde se retrouve là comme une grande famille, à crier, chanter et pleurer... selon le score, pendant que le beau, jeune, maire distribue des grignotines.

crédit: page Facebook de Héctor Magaña Renteria, maire de Tequis


Et le plus beau dans tout ça ? Tequis est une petite ville de seulement 35 000 habitants… qui réussit à organiser des fêtes dignes d’une grande ville, et tout ça gratuitement. Franchement, je suis bien contente d’avoir choisi ce coin de paradis pour m'installer au Mexique.

crédit: Ivan Resendiz Guerrero

 
 
 

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