Mexique - La douceur de vivre
- curvesandcracks

- 21 nov. 2025
- 2 min de lecture
Il est quelquefois difficile d’exprimer un sentiment, de partager une sensation, un état d’âme.
Depuis mon arrivée au Mexique, je vis la vie différemment. Avant mon départ, j’avais beaucoup lu pour essayer d’appréhender le changement mais rien ne m’avais préparé à la réalité. Une réalité qui me surprend agréablement à chaque jour.
Je crois qu’une des plus grande différence est le sourire des gens. Un sourire réel, chaleureux, accueillant.
Le temps de vivre
Ici, les gens prennent le temps. Un embouteillage… c’est une belle occasion pour sortir de la voiture et jaser avec le voisin. Personne ne klaxonne, personne ne se fâche. La rage au volant ne semble pas exister ici. Pourquoi s’impatienter… on finira bien par arriver.
Qu'on soit en ville ou dans un village, partout il y a des bancs sous de grands arbres, des fontaines, des lieux de rassemblements qui permettent aux gens d'échanger avec leurs amis, leur famille, leur communauté. Les aînés bavardes, les enfants courent, la vie glisse doucement.
Souvenirs d’enfance
Sous le grand saule pleureur, le vent sentait la résine et le pain chaud,
le clocher cognait midi comme un cœur tranquille.
Nous étions quatre, inséparables :
l’aînée qui m’impressionnait tellement,
moi, la seconde, collée aux jupes de maman,
la troisième qui cueillait des pissenlits
et la petite dernière, celle qui s’amusait d’un rien.
L’été s’étirait, doré, sans fin.
Chez grand-mère Rose, la porte restait grande ouverte aux cousins, aux tantes, aux voisins qui passaient « comme ça », sans s’annoncer.
L’oncle Marc faisait claquer son dentier pour nous faire hurler de rire.
Papa, immanquable, ressortait son histoire du « premier dîner avec sa blonde » ;
on la connaissait par cœur, mot pour mot,
et on se cachait sous la table pour rire en voyant les invités boire ses paroles, bouche bée.
Parfois, la nuit, j’entends encore
le plancher qui craque sous les pas de maman,
le tic-tac de l’horloge qui mesurait nos jours heureux.
Tout cela est maintenant bien loin.
Pourtant, quand je ferme les yeux,
je sens à nouveau le lilas en fleur,
j’entends les rires qui fusent dans l’air tiède,
et ce bon vieux temps,
ce bon vieux temps qui ne reviendra jamais,
me serre le cœur si doucement.
Tout ce qui m’entourent me rappelle mon enfance. Peut-être mon souvenir est-il biaisé mais il me semble que c’était un temps plus heureux et… je retrouve ce temps ici.




























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